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Pour un pôle universitaire ambitieux

  • Pour un pôle universitaire ambitieux

 

Un centre universitaire pluridisciplinaire

Depuis 1994, Montauban accueille sur son territoire des étudiants de deux universités toulousaines. Site délocalisé de l’université des Sciences sociales de Toulouse, où seules les formations des premières années de Droit étaient dispensées, le centre universitaire est devenu davantage pluridisciplinaire au fil des années. Ainsi, l’Université Toulouse II-le Mirail a souhaité y implanter un Institut Univer-sitaire Professionnalisé en Arts Appliqués et son département Archives et Médiathèque. L’université des Sciences sociales y a également créé un cycle en Administration Econo-mique et Sociale ainsi que des licences professionnelles en partenariat avec le Lycée Agricole Capou et la CCI du Tarn-et-Garonne.


L’investissement de la ville

La ville de Montauban octroie un budget de 153 000 € chaque année au centre universitaire pour ses frais de fonctionnement. Par ailleurs, pour permettre l’installation d’une antenne de l’Université du Mirail, l’IUP d’Arts Appliqués, la ville s’est fortement impliquée :
- En libérant en 2002 les locaux de l’école primaire Robert Ligou afin de pouvoir y accueillir les étudiants de l’IU, une fois les locaux rénovés.
- En mettant à la disposition de l’Université du Mirail “l’Embarcadère”, place Lalaque afin d’héberger provisoirement pendant un an l’IUFM et l’IUP. Une situation tellement provisoire qu’elle se poursuit encore et ce depuis bientôt 10 ans !
- En signant en 2002 une convention de financement avec le Conseil Général pour la construction d’un restaurant universitaire, qui devait sortir de terre en 2003 et 2004, la participation de la Ville s’élevant à 221 000 € chaque année. Les travaux n’ayant pas été réalisés dans les délais, la convention est devenue caduque.
Les travaux de l’IUP Arts Appliqués devaient démarrer en 2004. En 2006, le Conseil Général a envoyé un projet de convention à la Ville, afin qu’elle participe à hauteur de 419 000 €. Mais, le Conseil Général, ne s’étant pas acquité des 5 millions d’€ qu’il doit à ce jour à la Ville, il n’a pas été possible de signer cette convention.


Un site universitaire sans ambition

Le site universitaire montalbanais souffre depuis des années de la volonté d’un seul de décider : en effet, le Conseil Général refuse de faire entrer la ville dans les instances de pilotage du site universitaire. Montauban ne peut légitiment accepter d’être l’un des principaux financeurs de ce pôle sans participer à la gouvernance du centre universitaire, à l’instar de ce qui se fait partout en France. Faute d’un projet suffisamment ambitieux et d’une démarche intelligente et consensuelle de la part du Conseil Général, le site universitaire montalbanais se trouve aujourd’hui en perte de vitesse : il accueille moins de 800 étudiants là où des villes comme Albi ou Tarbes en comptent 4500 !
 

L’urgence : créer un “Comité de Site”  

Face à ce constat alarmant, il convient de revenir à une stratégie qui a fait ses preuves, dans lequel les établissements universitaires décident de ce qui est bon pour leurs étudiants en lien avec les collectivités qui portent la vision du territoire et le secteur économique qui est l’employeur de demain des étudiants d’aujourd’hui. Afin de rattraper le retard accumulé, Brigitte Barèges Député-Maire de Montauban propose la création d’un “Comité de Site” afin de réunir autour d’une même table l’ensemble des acteurs intervenant dans le développement du site universitaire. Ce comité de site a vocation à devenir le poste de pilotage de ce que devrait être le futur campus universitaire montalbanais. “Un campus qu’il est urgent de faire naître” précise Brigitte Barèges.

 

Outre l’université, la ville de Montauban mène une politique de soutien actif au développement de l’enseignement supérieur sur son territoire.
Ainsi, depuis 2008, la ville a investi 225 000 euros pour l’agrandissement de l’Ecole de Gestion Commerciale (CCI du Tarn-et-Garonne) ou encore 120 000 euros sur la plate- forme technologique du lycée Bourdelle pour aider au financement des travaux de recherche.